hippo a écrit : 02 avr. 2026 08:11
le gaz pose aussi le problème de non compatibilité des bouteilles d'un pays a l'autre même si ça peut se contourner comme en ont l'habitude les marins aussi.
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Pour le gaz, il y a toujours la possibilité de remplir ses propres bouteilles (pour peu que le pays en question accepte que tu importes les tiennes à l'inverse de certains pays nordiques). Il suffit d'avoir son jeu d'adaptateur (en vente dans toutes les bonnes crémeries). A l'étranger, on peut trouver un centre de remplissage dans beaucoup de grandes villes. A défaut, il suffit d'acheter une recharge locale, de transférer le gaz dans ses propres bouteilles et de rendre la consigne locale.
hippo a écrit : 02 avr. 2026 08:11
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pour les destinations chaudes et même dans nos pays, une bonne couette permet de se passer du chauffage qu'on a déjà "gratos" en roulant ... on aurait juste beaucoup plus de scrupules a ne faire tourner le moteur que pour ça comme on fait parfois quand on a pas d'autre solution a bord...
Il est vrai qu'on est bien souvent prisonnier du confort que nous apporte notre société. On voudrait trop souvent avoir 20°C dans le fourgon même au milieu de la toundra. C'est pourquoi j'ai rajouté dans les solutions "réduire les besoins énergétiques". Les sous-vêtements thermiques, le pull supplémentaire et le duvet de haute montage permettent de limiter fortement les pertes de calories. On cherche trop souvent à reproduire le confort de nos habitations dans nos véhicules (même si tout est relatif), alors qu'il est possible de se contenter d'une vie plus frugal. A la maison, je n'allume pas le poêle à bois tant que la température ne descend pas en dessous de 15 ou 16°C dans le salon (et 12°C dans la chambre). Je rajoute un pull et ça me convient (même si je conçoit qu'il est plus agréable d'être en t-shirt à 20°C). Mais c'est aussi un problème de ressentit qui varie en fonction des personnes...
En voyage, lorsque la température à l'intérieur du véhicule descend à 5°C, c'est encore aisément supportable (à condition d'avoir un duvet). En dessous, tu rallumes ton chauffage et tu attends 1/2 h avant de te lever (et tu peux mettre ce temps à profit en augmentant la chaleur humaine (option 1 ou 2 selon si tu es seul ou accompagné de ton ou ta partenaire). L'autre avantage, c'est que tu ne traines pas sous la douche (moins de "gaspillage" des ressources naturelles et encore des économies en perspective).
hippo a écrit : 02 avr. 2026 08:11
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de plus l'huile alimentaire a beau être parfois moins cher chez nous du fait des taxes que nous avons justement sur le carburant mais je ne suis pas sur du tout que ce différentiel soit autant à son avantage dans les pays justement moins taxés,
et pour le coup on a beau prétendre que les cultures de bio carburant ne se font pas au détriment de l'alimentaire, il est permis d'en douter lorsque justement ça revient moins cher donc ça pose aussi des questions éthiques quand certains ne bouffent pas pour que nous puissions continuer de rouler 
Rouler à l'huile a ses limites : J'ai essayé en France sur ma Xantia qui acceptait facilement 1/3 d'huile dans le GO (ne pas oublier d'avoir un filtre à GO de secours dans le véhicule car l'huile est très détergente). Je voulais faire le test... et j'ai arrêté car j'avais des scrupules à utiliser un bien "nourricier" pour mon confort financier. Je n'ai aucune expérience sur les autres contraintes de son utilisation en hiver ou à l'étranger.
D'ailleurs, tu fais bien de soulever le côté éthique, sur lequel je te rejoints.
C'est pourquoi je préfère qu'on parle d'agro-carburant plutôt que de bio-carburant. A toutes fins utiles, je précise que le pétrole est bien un bio-carburant puisque issue de la dégradation naturelle de matières organiques. Ce qui n'est pas "bio", c'est qu'on fait le plein en 5 minutes et qu'on vide le réservoir en quelques heures. Et on relargue brutalement le dioxyde de carbone là où la nature mettra quelques millions d'années pour le réabsorber !
Mais parler de bio-carburant laisserait sous-entendre qu'on peut continuer ainsi sans scrupules en oubliant (plus ou moins consciemment) ce que ça implique... Car OUI, un agro-carburant sera produit à la place d'une agriculture vivrière (tout est question de rendement financier), dans le but unique de satisfaire les besoins énergétiques de quelques privilégiés (et je suis parfaitement conscient d'en faire partie)... mais au dépend des besoins de base des autres (manger pour se nourrir).
Prix d'achat initial du véhicule VS coût de revient kilométrique.
Vaste sujet... On regarde d'abord la taille du porte-monnaie (ou du livret A), donc l'argent immédiatement disponible pour l'achat de véhicule. Si on a des entrées d'argent régulières et suffisantes, on se dit qu'on verra plus tard pour faire les pleins de carburant... Mais là aussi, il est nécessaire de faire son cahier des charges financières en fonction de ses propres besoins que l'on veut assouvir...
Posséder plusieurs véhicules peut être une option... mais il ne faut surtout pas oublier que juste la construction d'un véhicule représente une part très importante du CO2 total émis pendant toute sa durée de vie. Car il faut prendre en compte l'extraction des matières premières (et je ne parle pas du coût social et des conditions dans lesquels travaillent les mineurs à l'autre bout du monde), le transport de ces matières premières, leur transformation (et donc la quantité d'énergie phénoménale pour cela), encore du transport, l'usine d'assemblage et enfin le transport du véhicule vers le consommateur final (nous). On a déjà fait qq fois le tour de la planète...
Au final, faire durer un véhicule déjà construit il y a 30 ou 40 ans, a une "rentabilité écologique" nettement supérieur à la construction d'un véhicule neuf à obsolescence programmée.
Un exemple : une 504 Pigeot pouvait facilement faire 800.000 à 1.000.000 de km. Aujourd'hui le garagiste te dit que ta voiture est en fin de vie à 200.000 km. Il faut donc construire 4 ou 5 véhicules en 2026 pour avoir l’espérance de vie d'un vieux tromblons des années 80-90.
Donc, consommer le moins possible aujourd'hui, oui. Mais il faut le faire de façon intelligente : faire durer des véhicules déjà construits et en circulation est tout aussi important.
hippo a écrit : 02 avr. 2026 08:11
... peut être que les gens concernés ne voient pas l’intérêt d'en parler par ce que ce ne sont que des évidences qui ne méritent que des réflexions personnelles au cas par cas...
C'est sur qu'il est plus facile de voir la paille dans l’œil du voisin que la poutre dans son œil
Commençons par balayer chacun devant sa porte...