Le Sinpar Castor : L'ambition d'un utilitaire 4x4 à la française
Au milieu des années 1960, face au succès hégémonique de l’Unimog de Mercedes, la société Sinpar, experte en transmissions intégrales, lance son propre véhicule : le Castor.
Une conception hybride et artisanale+
Bien que le Castor emprunte de nombreux composants à la régie Renault, il dispose de son propre châssis, ce qui le distingue d'une simple adaptation.
Cabine : Issue de l'Estafette, retouchée par quatre carrossiers pour accueillir des roues plus imposantes.
Motorisations : Blocs Saviem (Diesel de 2720 cm³ ou 3020 cm³ ; Essence de 2141 cm³).
Ponts : Empruntés au Renault Galion.
Fabrication : Assemblage manuel à Colombes par une petite équipe d'une dizaine d'ouvriers.
Gamme et spécificités techniques
Chaque unité produite était quasiment unique, répondant à des besoins spécifiques avec des options avancées pour l'époque : prise de force (avant/arrière), équipement hydraulique ou encore quatre roues directrices.
Évolution des modèles
Modèle Empattement Particularités
Castor 1200 1,90 m Version compacte initiale.
Castor 1500 2,20 m Capacité de charge accrue.
Série 2100/2200 - Lancée à partir de 1968.
Super Castor 3100 - 3 exemplaires seulement. Cabine de Saviem SM5 et 4 roues directrices.
Un succès d'estime, un échec commercial
Produit à environ 150 exemplaires entre 1965 et 1977, le Castor a principalement séduit les services publics (EDF, GDF, ONF, Gendarmerie, Armée de l'Air). Deux des trois rarissimes "Super Castor" ont d'ailleurs été exploités dans la commune de Saillagouse (Pyrénées-Orientales).
Les points faibles face à la concurrence :
Coût : Prix d'achat et d'entretien trop élevé.
Stabilité : Un centre de gravité bien plus haut que celui de l'Unimog, le pénalisant en franchissement.
Logistique : Un manque de soutien de Renault pour la diffusion et la maintenance du réseau.


